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Un cadre favori du 7e art, plutôt côté polar

Depuis sa création par Henriette en 1903, la Renaissance a pris des rides mais, comme chez certaines vieilles dames, ça lui va bien et c’est ce qui lui donne une âme et un charme suranné. Sa situation privilégiée, à l’angle de deux rues, lui vaut d’avoir une grande façade sur rue et une terrasse ensoleillée.


À l’intérieur, les murs sont jaunis et patinés par la fumée de cigarettes, les peintures craquellent, les vitres sont embuées et le grand bar en bois, s’il pouvait parler, serait intarissable sur les brèves de comptoir saisies à la volée 18e arrondissement depuis un siècle ! À droite du bar, se trouvent deux peintures signées Gateau et Keisser.


Le décor, dans son ensemble, remonte aux années 1930. Si la cloison au vitrail Art déco qui sépare la bar de la salle de restaurant date de cette époque, les néons de style 1930 sont plus récents. Dans la salle existait autrefois, comme dans beaucoup de bars de Paris, un billard.

 

 

L’atmosphère, l’espace et la lumière de ce vieux bistrot ont séduit le 7e art et, depuis les années 1970, ce
décor a servi à une vingtaine de tournages de réalisateurs tels Michel Deville pour le Mouton enragé (1973), Claude Zidi pour de nombreuses scènes des Ripoux 1 et 2. Plusieurs téléfilms comme Nestor Burma et Julie Lescot l’ont pour cadre. Le dernier à y avoir tourné est le réalisateur américain Quentin Tarentino pour Inglourious Basterds. Toutes les scènes du Paris de 1940 ont été reconstituées en studio à Berlin sauf une, tournée à la Renaissance en 2008.


Plusieurs cinéastes ont laissé des empreintes de leur passage : sur la façade, l’inscription en lettres dorées « Chez Jean, 13, rue de Trumiel Paris, Maison fondée en 1926 » ; le décor gravé sur les vitres des portes-fenêtres et sur les miroirs du fond de la salle datent probablement des années 1970 ; Tarantino, ayant trouvé les banquettes en moleskine rouge trop défoncées, les a fait refaire à l’identique pour le plus grand confort de la clientèle d’aujourd’hui.